• Partager

Le crowdsourcing éditorial : les mots en soldes, c’est tous les jours !

10/04/12

Le « perverted crowdourcing » envahit les métiers de l’écrit. Tendance qui menace la communication comme créatrice de valeur pour l’entreprise si celle-ci devient perçue comme un luxe plutôt qu’un investissement à fortes retombées. 

Le principe

Ces plateformes d’intermédiation surfent sur la vague du crowdsourcing pour répondre au besoin croissant de création de contenu. Le client achète des mots, choisit le niveau de ‘qualité’ désiré et remplit une fiche sommaire sur le sujet à traiter. Il reçoit son texte « souvent, en quelques minutes seulement », s’enorgueillit une des plateformes ! 

Naissance du feuillet à 2,50 €, le kilo de mots moins cher qu’un café à une terrasse à Paris.

La familiarité du médiocre

Cette industrialisation déferlante ne menace pas nos métiers de créateurs de valeur et nos clients ne sont pas dupes.

Mais l’incapacité de rédiger deux lignes qui tiennent la route se généralise. Lorsque quelque chose devient familier, force est de constater qu’on ne le remarque guère plus ! Devoir produire toujours plus de contenus pour satisfaire les exigences des moteurs de recherche enfonce le clou.

Ce type d’offre s’appuie sur – et aide à généraliser – la familiarité du médiocre. Pour faire un parallèle avec les légumes achetés au kilo : combien d’enfants aujourd’hui n’ont jamais humé le parfum qu’a une vraie tomate, qui a poussé dans la terre, mûrissant au soleil ? A l’avenir, la musique et la séduction d’un texte, l’envol d’une périphrase ou l’image vive d’une métaphore deviendront-ils aussi luxe absolu ?

Allez cultiver votre jardin ! Et pour une offre passée au crible et copieusement débattue, c’est par ici.

Patricia Lane,
Consultante en management & communication interculturels - rédactrice - traductrice SFT

retour vers Webz'in

comments powered by Disqus

Haut de page