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Opération Geemik : les NFC, le jeu et la participation citoyenne

03/05/12

Comment sensibiliser le grand public aux technologies et booster la présence d’une collectivité territoriale sur le web ? Une réponse : jouer la carte du jeu et impliquer les citoyens. C’est ce sur quoi ont misé les équipes de Caen la mer avec l’opération Geemik. Retour et projection sur le dispositif avec Marc Thébault, Directeur de la Communication de la communauté d’agglomération Caen la mer.

Démocratiser les usages du « sans contact »

En 2011, la communauté d’agglomération Caen la mer a été désignée par le Ministère de l’économie numérique comme l’un des territoires leaders de la technologie sans contact (NFC). Pour autant, cette technologie ne se posait pas comme une évidence auprès du grand public : « Nous avions le sentiment que le discours autour des NFC n’était pas accessible et qu’il se positionnait plutôt comme un discours d’ingénieurs informatiques. Nous nous sommes donc mobilisés pour le démocratiser », se souvient Marc Thébault. De ce constat est né Geemik.

 

Les acteurs du projet – les équipes de Caen la mer, l’agence Le Klub et les développeurs de Brother System – ont profité de la Foire de Caen pour toucher le plus grand nombre soit… 220 000 personnes en 11 jours. Le stand « Devenez accros aux jeux de l’agglo », auxquels sont venus s’associer le site internet geemik-game.com et la page Facebook de Caen la mer, a ainsi rencontré un succès massif. D’autant que ces supports se sont inscrits dans une démarche ludique. « C’est l’une des premières fois qu’une collectivité met les réseaux sociaux au service de la sensibilisation aux nouvelles technologies. Le succès que nous avons rencontré n’aurait pas été le même si nous avions mis en place un stand institutionnel », poursuit Marc Thébault.

Booster la présence de l’agglo sur le web

Avec Geemik, la familiarisation aux NFC n’est pas une fin en soi : c’est aussi, et surtout, un moyen d’aboutir à la participation des habitants sur la définition des futurs services sans contact. En parallèle de ces funny games, des serious games, plus éducatifs, ont ainsi été proposés pour développer la connaissance du fonctionnement et les compétences de l’institution. Des serious games qui se veulent 100% participatifs.

Plus de 1600 fans sont aujourd’hui abonnés la page Facebook de Caen la mer et plus de 1500 followers suivent le compte Twitter de l’agglomération. Ils étaient respectivement un peu plus de 1000 et 900 en août 2011. Soucieuse de renforcer toujours plus sa présence sur les dispositifs digitaux, l’agglomération s’est dotée par ailleurs d’un compte Google+ en novembre dernier. 

Enfin, plus que des médias sociaux, Geemik s’emparera des données publiques : « L’évolution naturelle et logique du projet pourrait se faire via l’open data. Le projet entrerait alors dans sa troisième phase, phase dans laquelle un accord politique devra s’imposer pour mettre certaines données à disposition des citoyens », projette Marc Thébault.

Poursuivre l’élan citoyen numérique

« Nous souhaitons amplifier l’appel à idées, c’est-à-dire passer de la CAO (Conception Assistée par Ordinateur) à la CAU (Conception Assistée par l’Usage) : développer un think tank citoyen et créer un mini réseau social d’usagers », s’enthousiasme-t-il. Là encore, les équipes de Caen la mer profiteront des prochaines foires de Caen pour solliciter les citoyens. Un dispositif qui s’inscrira dans le lancement du nouveau site caenlamer.fr, prévu en 2013.

La communauté d’agglomération est précurseur en matière de technologies sans contact. Facile alors, pourrait-on penser, de rencontrer le succès. Pour autant, il faut aller au-delà de ce constat : « Si Geemik a atteint ses objectifs et les a dépassés, c’est parce que non seulement un lien s’est instauré avec les citoyens mais qu’en plus, le projet se démarque de la voie institutionnelle. Geemik est dans l’ère du temps, c’est-à-dire que le dispositif colle véritablement aux attentes actuelles », conclut Marc Thébault. A suivre donc !

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